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Catégorie: B.Commerce

Les entrepreneurs sont courtisés

Je retiens ici deux initiatives apparues à la gloire des entrepreneurs. « Google pour entrepreneurs » (en anglais) et le nouveau site internet « Infos entreprises » de la Région Wallonne. Ces deux « nouveaux » (Google entrepreneurs n’est pas vraiment neuf) ambitionne de faciliter la réussite des entreprises. Plus spécialement des PME/TPE.

Certes, cela part d’un bon sentiment. Sauf que ce n’est pas pour se donner bonne conscience.

Google pour entrepreneurs

Google y voit le moyen d’être le premier sur la balle au cas où émergerait dans sa nursery d’entrepreneurs un petit génie qui lui permettra d’encore améliorer son offre. Bien sûr tous les autres profiteront de l’ascenseur, mais tous n’arriveront pas en haut. C’est le jeu.

Sur le site lesaffaires.com on peut lire que Google s’est donné trois orientations pour son aide aux entrepreneurs :

  1. Établir des partenariats avec des organisations fortes qui desservent la communauté dans laquelle elles évoluent;
  2. Apporter une aide directe, par des outils Web adaptés et par du personnel sur place;
  3. Attacher une attention particulière aux start-ups en démarrage et promises à un bel avenir.

Dans mon analyse, je retiens donc surtout le troisième point. Sans aucun reproche à Google qui a le mérite de faire exister ce genre de solution, qui utilisée intelligemment peut vraiment être un plus au développement. Plusieurs formules-outils existent et répondent à des problèmes rencontrés aux moments-clés de l’entreprise (création, accélération, consolidation…)

Infos Entreprises

Pour le site internet « Infos Entreprises« , il est annoncé comme la concaténation (j’adore ce mot!) de toutes les possibilités données pour les TPE/PME en Région Wallonne pour monter et réussir leur projet d’entreprise. On annonce 400 pages d’informations et 500 liens!

On est là dans le combat avec la crise économique (dont on ne voit pas le début de la fin). Mais j’ai envie de mettre un petit bémol en rappelant que jamais il n’y a eu autant de faillites et que si c’est bien d’encourager l’entrepreneuriat, quand on crée son propre business, il ne s’agit pas seulement de changer de travail mais bel et bien de changer de vie. C’est sans doute un aspect qui n’est pas assez mis en avant, tout comme les méthodes pour éviter l’échec et réagir face aux situations de danger devraient être plus mises en avant. Nathalie Crutzen, professeur à HEC Liège, a d’ailleurs fait un travail très intéressant sur ce dernier point et tout entrepreneur, surtout petit, devrait avoir connaissance des conclusions de l’étude.

On s’éloigne du sujet, pardon.

Revenons à notre portail. Une page d’accueil simple (trop?) qui met en avant deux points: un moteur de recherche et un flux RSS d’actualités venant de sites qui sont dans l’aide, le conseil; l’accompagnement… à la création d’entreprise.

La barre de navigation vient compléter l’approche en proposant de faire son choix par des moments-clés de la vie de l’entreprise (création, financement/gestion, développement). Pour le reste, la navigation est basée sur un système par mots-clés. Assez innovant et pas inintéressant mais qui risque très vite de « perdre l »internaute » en le faisant voyager à travers toutes les infos. A voir.

Cas pratique

Un cas pratique à partir d’un exemple très concret mais qui va ressembler à un coup de gueule. Coup de gueule parce que les aides ne sont pas toujours bien distribuées. Ainsi, une TPE qui souhaite refondre son site internet et ses fonctionnalités. Budget? En dessous de 1.500 euros. Pas d’aide AWEX puisque pas d’activité qui pourrait être exportées. Pas d’aide RW puisque le budget est en-dessous de 5.000 euros. Le risque? La TPE fait son site toute seule, ou avec une connaissance. Douée ou pas. Bref, un projet qui risque de se mettre en place sans réelle réflexion, sans stratégie, au petit bonheur la chance. Et pourtant, la volonté de bien faire les choses est là. Appel est fait à des professionnels. Mais vous en connaissez beaucoup des agences qui font un bon vrai site internet pour 1.000 euros? Avec du vrai contenu pertinent? Un site évolutif?

Bon voilà. Il faut bien se rendre compte que pour se payer son site à 1.000 ou 1.500 euros, la TPE doit travailler rien que pour ça pendant un mois à un mois et demi. C’est lourd dans le budget et pourtant aujourd’hui, une BONNE présence internet, ce n’est pas du luxe.

La solution bis pour la TPE: passer par des annuaires ou des solutions « mutualisées » où trop souvent encore, le nom de domaine est pris au nom de l’annuaire et pas au nom de la TPE. Mais ceci est un autre débat.

En attendant, je vais consulter le nouveau portail, et si je trouve ce que je cherche pour cette TPE, je vous le dis promis.

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Baromètre TIC 2012 de l’AWT: focus sur l’e-commerce

Pour l’édition 2012, l’AWT nous reçoit chez elle, dans ses bureaux. Pas la grande foule pour cette conférence de presse, mais la qualité y est. La thématique? L’e-commerce dans les entreprises. Sans manquer à l’analyse annuelle des sites web de nos communes (Lens est la seule qui n’est toujours pas équipée) assez fouillée, ça sent les élections.

Présentation de l’étude

évidemment, pour moi ce baromètre est une vieille habitude (depuis le début je le suis quand même , au début des années 2000 et où on parlait plutôt « d’usages TIC ») mais pour vous, je vais en quelques mots présenter de quoi il s’agit. Lire la suite »

Rayman origins: trop fort!

Rayman origins, d’Ubisoft, se dévoile de plus en plus et il faut reconnaître que ce satané personnage a de quoi vous mettre en appétit. Les doigts démangent, mais il faudra attendre le 25 novembre, date de sortie annoncée.

En attendant, que reçoivent les fans impatients et qui ont depuis le temps fait le tour des titres précédents?

Allez, voilà un trailer, une vidéo-démo sur les 10 manières pour transformer son adversaire en bulle, un blog avec un teasing quotidien… patience, patience ça arrive ,

La présentation lors de l’E3 2011

Transformer son adversaire en bulle

Ma préférée

Le site officiel et tout ça: http://raymanorigins.fr.ubi.com/
Le blog des développeurs et son « zakousk’ origins » quotidien: http://raymanorigins.uk.ubi.com/blog/

Le baromètre TIC 2011 de l’AWT

baromètre TIC AWT

La brochure téléchargeable

Cette année, l’AWT (Agence Wallonne des Télécommunications) a choisi de présenter son baromètre annuel au Cercle de Wallonie à Seraing, en présence du Ministre Marcourt. Un événement rejoint par Agoria qui y a présenté ses activités eHealth, un domaine passionnant et où le travail ne manque pas apparemment.

J’en parlerai dans un autre billet car il mérite certainement plus qu’un paragraphe, mais la présentation AWT/Agoria a aussi été l’occasion de découvrir le « Master Plan TIC » et ses 10 priorités stratégiques.

Pour en revenir au baromètre, je vais m’attacher à deux volets qui m’intéressent plus particulièrement: le volet « citoyen » et le volet « entreprises ».

Les usages TIC des citoyens wallons

Bien sûr, le citoyen wallon a une télévision, mais le citoyen wallon aujourd’hui est aussi généralement équipé d’un ordinateur et du wifi. Ils sont 70% à avoir une connexion internet en 2010, contre 64% en 2009. Et cela à près de 50% par ADSL (light ou classic.)

En matière d’équipement ordinateur, 38% des ménages possèdent 2 ordinateurs et cela monte à 54% pour les ménages avec une connexion internet. On notera également que le Wallon surfe de plus en plus. Ainsi 78% de la population wallonne a utilisé internet en 2010. En 2002, 23% des Wallons disaient avoir utilisé internet hier ou aujourd’hui, et en 2010 ils sont 62% à donner cette réponse. Une progression remarquable.

Hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, les usages diffèrent. Toujours plus d’hommes (84%) que de femmes (72%), et plus de jeunes entre 15 et 29 ans (99%!!!) que de seniors de 65 ans et plus (32%). Le taux d’usage décroit d’ailleurs assez significativement après 44 ans. Pourtant, c’est chez les 65+ que la progression en matière d’usage est la plus significative. Autre notion à ne pas négliger: l’utilisation est beaucoup plus élevée quand le niveau d’études est plus élevé.

Quelques mots du GSM: globalement 86% des Wallons ont un GSM, et seulement 24% ont un GSM tactile (on pourrait penser que la proportion est plus grande quand on se promène en ville-ndlr). Si la fonction principale reste l’émission d’appels (93%) et l’envoi de SMS (89%), les autres fonctions multimédias sont aussi à prendre en considération, surtout la prise de photos (55%). La fonction qui suit directement est l’écoute de musique téléchargée (24%) (et si on baissait les tarifs MMS et cie, qu’en serait-il? – ndlr)

Après le GSM, l’e-commerce côté citoyen a de quoi surprendre avec la moitié des Wallons qui pratiquent l’e-commerce. Oui mais comment? Principalement en s’informant ou en comparant les prix des produits ou services via internet avant de passer à l’acte d’achat, que ce soit en utilisant des comparateurs ou en utilisant les réseaux sociaux ou professionnels. Parmi ceux qui ont utilisé les recommandations, 24% disent avoir été influencés favorablement.

Par contre, les Wallons restent plus frileux quand il s’agit de l’accès à donner à leurs données d’e-santé.

L’équipement TIC des entreprises wallonnes

Aujourd’hui, 32% des entreprises wallonnes ont un site web. Même si on ne peut s’empêcher de penser: seulement! , il faut noter qu’il y a là une progression de 7 points par rapport à 2009. (Eh oui, il y a encore du travail.) Elément assez significatif: le taux monte à 64% pour les PME/GE (grandes entreprises).

Majoritairement, les entreprises mettent en ligne leur catalogue de produits ou services (62%). On tombe tout de suite à 37% pour la géolocalisation qui est le contenu suivant en ordre de pourcentage dans la liste de ce que les entreprises, toutes tailles confondues, mettent en ligne. Assez grosse disproportion entre les TPE et les GE en matière de vidéos, où on passe du simple (18%) pour les TPE au double (39%) pour les GE. Question de prix? Possible.

Par contre, les liens avec les réseaux sociaux tels que Facebook (FB) ou Twitter sont plus utilisés par les TPE (29%) que par les GE (19%). Et ceci m’étonne un peu. Un peu seulement, parce que les objectifs d’une GE en matière de présence sur internet ne se joue pas comme celle d’une TPE. Le mode de communication ne se fait pas dans la même approche et peut tout-à-fait expliqué cette différence. Même si les GE gagneraient certainement à se pencher sur ce type d’outils et à se les approprier de façon pertinente.

Que retenir des usages d’internet dans les entreprises? Que 21% des PME et 65% des GE fournissent une connexion internet à domicile? Ou que outre envoyer et recevoir des emails et rechercher des informations, les entreprises utilisent aussi internet pour des opérations bancaires à 85%. Ce qui est beaucoup. Même si on note dans la foulée, que dans les usages avancés 39% font des achats en ligne, surtout liés au métier de base ou au fonctionnement de l’entreprise (mais seulement 9% de l’e-business, autrement dit vendent par voie électronique).

Toute l’information se trouve ICI: http://www.awt.be/web/dem/index.aspx?page=dem,fr,b11,000,000