L’équipe de « Storylane » recrutée par Facebook

par Christiane Turck

Selon l’agence AFP, Facebook a annoncé vendredi le recrutement des cinq membres de l’équipe de la start-up Storylane, un petit réseau social qui va cesser son activité.

« L’équipe de Storylane va être un additif incroyable à Facebook. Leur travail précédent, qui montre une vraie identité avec des contenus sincères et significatifs, les rend parfaits pour Facebook« , a indiqué le groupe dans un communiqué envoyé par courriel.

Facebook a tenté de répondre cette semaine aux inquiétudes portant sur la baisse de son attrait par rapport à d’autres réseaux, notamment chez les plus jeunes utilisateurs, en annonçant un remaniement du fil d’actualité sur lequel ses membres lisent les publications de leurs amis.

Cette nouvelle présentation est censée le rendre plus clair et mieux organisé, et mettre en avant des contenus plus pertinents.

Storylane avait été fondée il y a deux ans par Jonathan Gheller, qui a confirmé dans un message aux utilisateurs de son site que son équipe rejoignait Facebook mais que le réseau n’acquérait aucune de leurs données.

Il précise que Storylane, qui va cesser son activité, est en train de créer des outils pour aider ceux qui le veulent « à déplacer (leurs) contenus vers d’autres services » en ligne.

La recherche de start-ups prometteuses pour recruter leurs « talents » est une pratique fréquente dans la Silicon Valley, notamment utilisée ces derniers mois par Marissa Mayer, la nouvelle patronne d’un autre groupe internet, Yahoo!, qui cherche à relancer sa croissance.

(dépêche AFP)

On en retient quoi?

Qu’il est plus facile de profiter de l’imagination des autres. Ceci est assez troublant et finira sans doute par épuiser la concurrence ou par la pervertir si les start-up ne se développent plus que dans l’idée de se faire racheter par un des « grands » de l’internet.

La concurrence est pourtant une bonne chose, qui permet au consommateur d’avoir le choix des armes et des outils qu’il utilise. Aujourd’hui j’ai l’horrible impression que nous sommes tous des « GoogleMan/Woman ». Pour ne citer que celui-là (mais il prend beaucoup, beaucoup de place). On surfe avec le navigateur Google, on optimise son site internet pour Google parce que nos clients et prospects arrivent par Google, on marchera bientôt dans la rue avec les lunettes Google dans une réalité augmentée par Google, ou on roulera dans une voiture Google qui se déplacera selon des cartes établies par Google. Peu importeront les règles de la finance puisque la finance sera édictée par les succès de Google et de ses satellittes…

HELP! Je ne veux pas devenir un Google objet!

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