Baromètre TIC 2012 de l’AWT: focus sur l’e-commerce

par Christiane Turck

Pour l’édition 2012, l’AWT nous reçoit chez elle, dans ses bureaux. Pas la grande foule pour cette conférence de presse, mais la qualité y est. La thématique? L’e-commerce dans les entreprises. Sans manquer à l’analyse annuelle des sites web de nos communes (Lens est la seule qui n’est toujours pas équipée) assez fouillée, ça sent les élections.

Présentation de l’étude

évidemment, pour moi ce baromètre est une vieille habitude (depuis le début je le suis quand même , au début des années 2000 et où on parlait plutôt « d’usages TIC ») mais pour vous, je vais en quelques mots présenter de quoi il s’agit.

Once upon a time, l’AWT a décidé de réaliser une photographie des sites web des communes wallonnes. Internet commençait à ressembler à quelque chose, et les citoyens s’y intéressait. Plusieurs communes à l’époque n’avaient pas de sites internet, et les inégalités de réalisations étaient flagrantes. Souvent proportionnelles à la taille de la commune et à la présence d’une « locomotive » interne ou non (ça, ça n’a pas beaucoup changé).

Parallèlement à cette étude, se dessinaient les usages citoyens (comprenez pas seulement ce qu’on faisaient mais aussi ce qu’on aurait bien voulu pouvoir faire). Et, au-delà des usages citoyens, la fracture numérique. Fracture numérique aujourd’hui re-précisée en:

  • fracture numérique des usages de l’internet (ceux qui connaissent l’outil, qui ont eu une formation et ceux qui ceux démunis face à internet)
  • fracture numérique de l’équipement permettant d’accéder à internet (non, tout le monde, même en 2012, n’a pas accès à internet 24H/24

Aujourd’hui l’AWT travaille, pour ce portrait internet wallon, avec AGORIA et avec le cluster TIC. Tout bénéfice pour avoir une vue hélicoptère du secteur TIC wallon. Ce qui nous a donc amené par exemple un baromètre sur l’ICT dans le secteur médical l’année dernière et sur l’e-commerce cette année.

Baromètre 2012

Je ne vais pas ici vous refaire tout le détail, l’étude est en long et en large sur le site de l’AWT et Twitter a largement fait ricoché l’info online.

Simplement, vous transmettre ce qui a attiré mon attention et pourquoi.

Les citoyens et les TIC

Si le nombre d’internautes n’a pas évolué, par contre les utilisateurs des TIC adoptent l’outil et l’usage s’intensifie. Les offres groupées, adoptées par plus de la moitié des répondants y est sans doute pour quelque chose. La seule chose que l’e-citoyen a du mal a adopter c’est l’e-ID et les cartes d’identité électronique ne sont pas entrées dans les moeurs.

L’email est toujours premier sur le podium des usages, mais la recherche d’informations sur les loisirs, les voyages, l’actualité sont à la hausse. Notable aussi que près de la moitié utilise l’e-commerce, soit pour vendre, soit pour acheter. Dans ces achats, ce n’est pas une surprise, ils se laissent influencer par les commentaires et les amis, ils sont aussi sensibles au sentiment de sécurité et à la réputation du e-commerçant.

Les sites web des communes wallonnes

Lens résiste encore et toujours au web et est la seule commune a ne pas avoir de site web. Choix ou fatalité? Si c’est un choix, on salue la force de caractère pour résister à la pression. Si c’est une fatalité, c’est juste dommage, les solutions (même minimalistes) existent.

Un acteur peu connu du grand public tire assez bien son épingle du jeu en matière de site web communal: c’est « Communes Plone ». Un CMS que plusieurs communes utilisent de façon mutualisée et qui a été sans cesse amélioré. Une équipe de personnes très motivées et qui font du très bon travail.

Autre constat: les sites s’améliorent, la réactivité aussi, et l’apparition de plus en plus de webmasters dédiés (11% de webmasters temps plein!) ne peut que favoriser l’utilisation de « best practices » en matière de communication web pour les communes. La force de la « locomotive » interne n’est plus à démontrer.

A améliorer: le multilinguisme, l’ergonomie, le respect des normes W3C et du label Any Surfer.

Bref, c’est mieux, mais il reste du travail. Ce qui est logique puisque le web évolue tout le temps.

L’e-commerce

Nous voici au focus 2012: l’e-commerce. Avec ce premier constat: si 34% des entreprises wallonnes ont un site internet, seulement 6% ont un site adapté aux smartphones et 9% font de la vente en ligne. Globalement, cela peut sembler assez faible à l’heure où on pense que « tout le monde est sur internet ». Mais autour de quoi tourne la vente en ligne? Principalement les biens de consommation comme les vêtements, les équipements sportifs, la décoration…

Autre remarque: 34% des sites e-commerce obtiennent un score « faible » (30 à 41%) selon les quatre axes de classement de l’AWT (ergonomie, richesse du contenu, interactivité, facilitation de la vente en ligne). C’est le score le plus élevé. Seuls 2% des sites ont un score de très bon(>75/100)

Les vraies faiblesses pour les sites des entreprises qui sont en ligne sont l’interactivité et le support à la vente. Deux axes qui sont pourtant parfaitement en ligne avec la philosophie d’internet.

Pourtant les achats en ligne augmente et les connexions mobiles à internet aussi. A suivre absolument si on ne veut pas rater le train.

Sur http://www.awt.be/barometre vous trouverez toute l’étude et surtout les recommandations pour améliorer les sites internet de vos entreprises selon les critères retenus par l’AWT. Il me paraît évident que le but n’est pas d’être parfait par rapport à ces critères mais d’y répondre si votre projet d’entreprise y correspond et d’y répondre absolument si votre clientèle a l’habitude ou simplement le souhait d’accéder aux options reprises dans les critère AWT.

A (re)lire

Revoir l’étude de l’année dernière

Et aussi

99% des sites belges sont illégaux: et on fait quoi maintenant?

Les citoyens wallons et les TIC

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