99% des sites belges sont illégaux: et on fait quoi maintenant?

par Christiane Turck

E-mail Brokers a sorti une étude qui trouve écho dans la presse. Il faut dire que le volet « 99% des sites belges sont illégaux » a un titre bien accrocheur. L’autre volet: « 86% des sites n’ont plus été actualisés depuis un an » est pourtant tout aussi préoccupant. nous en parlerons dans un autre post.

Et on fait quoi maintenant?

J’ai parcouru les articles publiés en ligne, téléchargé les .pdf accompagnant le communiqué sur le site « geeko » du quotidien Le Soir, et je reste sur ma faim. Cette étude est une belle action de communication d’e-mail-brokers mais la partie visible qui a été diffusée laisse un sérieux goût d’inachevé. Il est clair que si tout est confirmé, et je ne remettrai pas ici en question le travail de cette société, il faut agir. Et vite.

Le problème c’est de savoir agir comment? sur quelles bases? Je n’ai pas vu de lien vers une quelconque législation. Les articles publiés sur internet sont tous des copiés/collés de Belga et il semble que personne n’ait pris le temps de poser des questions, de faire des recherches, d’interroger e-mail brokers, interroger l’AWT, l’AWEX, une agence web… pour approfondir un peu la question.

Donc voilà, 99% de nos sites sont illégaux, et puis? On va tous chez Email-brokers? Mouais

Des pistes

J’ai donc cherché des pistes.

– Et sur le SPF economie, cité plusieurs fois dans le communiqué, on peut trouver 3 guides, téléchargeables, très bien fait:

guide FAI du SPF economie

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi on les consulte? Pour savoir où on met les pieds quand un concepteur de sites internet vient vous trouver et vous affirme « Pas de problème. Je gère! » Bon, il gère, d’accord. Mais c’est vous qui décidez. Le site internet qui vous représente vous appartient, vous en êtes responsable.

– Autres pistes

Il existe, en Wallonie en tout cas, une référence devenue incontournable en matière de NTIC, c’est l’AWT avec un site bien fait, à jour, bourré de renseignements utiles et de fiches pratiques.

Last but not least, dans le domaine de la législation internet, ne faites pas l’impasse sur le CRID, aux Facultés de Namur. Compétence, compétence, compétence.

Des questions ouvertes

En sachant que notre gouvernement en affaires courantes ne pourra pas faire grand chose, il reste donc des questions. Ou plutôt des précisions. Dont la première est sans aucun doute de savoir pourquoi on en arrive à une situation aussi catastrophique chez nous malgré les intiatives RENTIC, charte e-tic, … mises en place. Manque de connaissance des professionnels du secteur? Manque de communication de la part des autorités?

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